Un facilitateur en intelligence collective conçoit et tient le processus qui permet à un groupe de produire mieux que la somme de ses membres. Il ne détient pas la réponse : il crée les conditions pour qu'elle émerge.
Ce que fait un facilitateur en intelligence collective
Il cadre avec le commanditaire, conçoit un déroulé, installe la sécurité psychologique, sépare les temps d'exploration et de décision, protège la parole minoritaire, et amène le groupe à trancher selon une règle annoncée d'avance. Puis il restitue et organise le suivi.
Sa compétence centrale n'est pas la connaissance des outils, mais la neutralité active : neutre sur le contenu, ferme sur le cadre.
Le formateur en intelligence collective de cette formation
Yoan Lureault, formateur intelligence collective et facilitateur, exerce sur le terrain depuis quinze ans. Il est le fondateur du cabinet Insuffle. Il anime lui-même chaque session de la formation, sans co-animateur d'appoint : c'est un choix, il faut avoir facilité pour enseigner la facilitation.
Les retours des participants portent d'ailleurs plus souvent sur la posture que sur le contenu. « Le formateur et le contenu », « un formateur très bien positionné », « son adaptabilité et son calme olympien » : dans un métier où l'on enseigne une posture, le formateur en intelligence collective est aussi le premier support pédagogique.
Formateur, facilitateur, animateur, consultant
Le test tient en une question : qui détient la réponse ? Si elle existe et doit être transmise, c'est de la formation. Si elle est chez un expert extérieur, c'est du conseil. Si elle est chez une personne, c'est du coaching. Si elle est distribuée dans le collectif, c'est de la facilitation.
Choisir un facilitateur
Le métier n'est pas réglementé en France : aucun diplôme n'est obligatoire, et un titre ne garantit rien. Trois questions valent mieux qu'un CV. Comment prépare-t-il ? S'il n'a pas de temps de cadrage avec vous avant la séance, passez votre chemin. Que fait-il si le groupe ne décide pas ? Une bonne réponse mentionne une règle de décision posée à l'avance. Et que se passe-t-il après ? Sans suivi, l'atelier restera un bon souvenir.
Ce qui fait un bon facilitateur
Neutralité active
Neutre sur le contenu, directif sur le processus.
Posture basse
Assumer de ne pas savoir, pour que le groupe devienne l'expert. Basse ne veut pas dire faible.
Fermeté du cadre
Tenir, surtout quand quelqu'un veut le contourner au motif que tout le monde serait d'accord.
Questionnement
Une bonne question n'est pas une réponse déguisée : elle ouvre un territoire inexploré.
Lecture du groupe
Repérer qui n'a pas parlé, ce qui n'a pas été dit, et le désaccord qu'on évite.
Adaptation
Abandonner en séance l'outil qui ne sert plus l'objectif.
